Visiter Marrakech : La Koutoubia
Véritable emblème de Marrakech, la Koutoubia domine la ville de son minaret. Chef-d’œuvre de l’art hispano-mauresque restauré à la fin des années 1990, la Koutoubia compte, avec ses 17 nefs qui s’étendent sur 90 m de long et 60 m de large, parmi les plus grandes mosquées du Maghreb.
La Koutoubia : Une construction à rebondissements
Désireux de doter sa nouvelle capitale d’un symbole religieux fort, le sultan almohade Abd el Moumen entreprit dès 1147 la construction de la Koutoubia. La Koutoubia fut érigée à l’emplacement exact du Ksar el-Hajjar, le palais de Pierre, de l’almoravide Abou Bakr. Achevé en 1157, la Koutoubia se révéla mal orienté par rapport à la Mecque et il fallut immédiatement procéder à l’édification d’une nouvelle mosquée mitoyenne (Koutoubia). Les deux édifices cohabitèrent probablement quelque temps avant la démolition de la première dont on peut encore admirer les fondations. Seul le minaret fut conservé.
Koutoubia : Le minaret
Parfaitement représentatif de l’art almohade qui privilégie la sobriété des lignes, le minaret semble de prime abord dégager une certaine austérité. Le travail ornemental aux motifs géométriques et floraux est pourtant d’une grande délicatesse et différent sur chacune des 4 faces. Construit en grès schisteux sur un plan carré de presque 13 m de côté, le minaret est terminé par un lanternon de 16 m coiffé d’un dôme que surplombent 4 boules de cuivre doré de taille décroissante. La légende prétend que, comme celles de la mosquée de la kasbah, elles furent fondues dans l’or des bijoux d’une épouse fautive.
Le minaret de la Koutoubia est un véritable phare : pour les fidèles, d’abord, pour le voyageur égaré, ensuite. Edifié avant la construction de la seconde mosquée, le minaret est une tour carrée de 12,80 m de côté et de 69 m de haut. Le dôme de la Koutoubia suscita toutes les jalousies des sultans du Maghreb. L’historien Léon l’Africain rapporte que, de ce chemin de ronde, on pouvait voir les montagnes distantes de 30 milles et que l’on distinguait les mouvements des troupes ennemies dans les plaines jusqu’à 50 milles ! C’est sur ce modèle que fut construit le minaret de la mosquée de Séville, la Giralda. Les quatre faces du minaret sont incrustées de décors différents : des fleurs et des épigraphes, bien sûr, peintes sur enduit, mais aussi des entrelacs en relief intercalés de peintures, des arcatures emmêlées et, au sommet de la tour, quelques bandeaux de faïence blancs sur fond turquoise datant de la construction de la mosquée. Au pied de la mosquée de la Koutoubia, une koubba blanche borde l’avenue Mohammed V. C’est le marabout de Lalla Zorha Bent el-Kouch. Fille d’un esclave affranchi et converti devenu imam, Lalla Zorha y fut enterrée à la fin du XVlle siècle. Selon la légende, son âme prendrait la nuit l’aspect d’une colombe et survolerait la ville afin d’y porter la paix. Aujourd’hui encore, de nombreuses familles lui envoient leurs enfants à la Koutoubia, qui en retour font veu de ne jamais manger ni colombe ni pigeon.
La Koutoubia chef-d’oeuvre de l’art hispano-mauresque du Xlle siècle, domine les environs de son minaret surmonté par un lanternon, lui-même couronné de quatre boules d’or. Malheureusement, l’intérieur de la mosquée, à la fois lieu de culte et école coranique, est interdit aux non-musulmans.
Koutoubia : La première Koutoubia,
Depuis huit siècles, la Koutoubia fait l’orgueil de Marrakech. Lors de la prise de la ville par les Almohades, en 1147, le sultan Abd el-Moumen entreprit de rétablir une doctrine ferme de l’islam et de doter sa nouvelle capitale d’une mosquée symbolisant ce rétablissement des valeurs. Il commença donc la construction d’une première Koutoubia, à l’emplacement précis du palais rasé Ksar el-Hajjar (le palais de pierre) de son prédécesseur, l’Almoravide Abou Bekr. Les travaux furent rapides un peu trop sans doute et peu de temps après l’inauguration, on s’aperçut que la Koutoubia n’indiquait pas la direction de La Mecque ! Abd el-Moumen ordonna donc sa destruction (et châtia son architecte !).
Koutoubia : La seconde Koutoubia,
la plus vaste mosquée du Maghreb à l’époque (90 m sur 60 !) fut achevée en 1199 par Yacoub el-Mansour, le petit-fils d’Abd el-Moumen. Austère et sobre, la Koutoubia impose le respect par son incroyable élégance et le mysticisme qui se dégage de ses murs dénudés. Les ornementations riches et variées qui firent la réputation de l’art almoravide sont ici remplacées par des lignes pures et simples, d’inspiration andalouse. Les charpentes moulurées et les chapiteaux d’origine confèrent à la Koutoubia ; lieu de recueillement une aura singulière et que ne possède aucune autre mosquée de Marrakech. En quittant la Koutoubia, deux possibilités s’offrent au visiteur : prendre soit à gauche, vers la bruyante et mystérieuse place Jamaa El-Fna, soit à droite, vers la place Youssef ben Tachfine et les palais royaux.
COORDONNÉES de la Koutoubia :
Impossible de ne pas localiser la Koutoubia dont le minaret dressé dans l’axe de l’avenue Mohammed-V sert à tout moment de repère. Son accès, comme c’est le cas pour la plupart des mosquées marocaines, est exclusivement réservé aux musulmans. Il faudra donc se contenter de l’extérieur et ne pas hésiter à revenir l’admirer de nuit lorsqu’il brille de tous ses feux.
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La Koutoubia à Marrakech
La Koutoubia : Une construction à rebondissements
Désireux de doter sa nouvelle capitale d’un symbole religieux fort, le sultan almohade Abd el Moumen entreprit dès 1147 la construction de la Koutoubia. La Koutoubia fut érigée à l’emplacement exact du Ksar el-Hajjar, le palais de Pierre, de l’almoravide Abou Bakr. Achevé en 1157, la Koutoubia se révéla mal orienté par rapport à la Mecque et il fallut immédiatement procéder à l’édification d’une nouvelle mosquée mitoyenne (Koutoubia). Les deux édifices cohabitèrent probablement quelque temps avant la démolition de la première dont on peut encore admirer les fondations. Seul le minaret fut conservé.
Koutoubia : Le minaret
Parfaitement représentatif de l’art almohade qui privilégie la sobriété des lignes, le minaret semble de prime abord dégager une certaine austérité. Le travail ornemental aux motifs géométriques et floraux est pourtant d’une grande délicatesse et différent sur chacune des 4 faces. Construit en grès schisteux sur un plan carré de presque 13 m de côté, le minaret est terminé par un lanternon de 16 m coiffé d’un dôme que surplombent 4 boules de cuivre doré de taille décroissante. La légende prétend que, comme celles de la mosquée de la kasbah, elles furent fondues dans l’or des bijoux d’une épouse fautive.
Le minaret de la Koutoubia est un véritable phare : pour les fidèles, d’abord, pour le voyageur égaré, ensuite. Edifié avant la construction de la seconde mosquée, le minaret est une tour carrée de 12,80 m de côté et de 69 m de haut. Le dôme de la Koutoubia suscita toutes les jalousies des sultans du Maghreb. L’historien Léon l’Africain rapporte que, de ce chemin de ronde, on pouvait voir les montagnes distantes de 30 milles et que l’on distinguait les mouvements des troupes ennemies dans les plaines jusqu’à 50 milles ! C’est sur ce modèle que fut construit le minaret de la mosquée de Séville, la Giralda. Les quatre faces du minaret sont incrustées de décors différents : des fleurs et des épigraphes, bien sûr, peintes sur enduit, mais aussi des entrelacs en relief intercalés de peintures, des arcatures emmêlées et, au sommet de la tour, quelques bandeaux de faïence blancs sur fond turquoise datant de la construction de la mosquée. Au pied de la mosquée de la Koutoubia, une koubba blanche borde l’avenue Mohammed V. C’est le marabout de Lalla Zorha Bent el-Kouch. Fille d’un esclave affranchi et converti devenu imam, Lalla Zorha y fut enterrée à la fin du XVlle siècle. Selon la légende, son âme prendrait la nuit l’aspect d’une colombe et survolerait la ville afin d’y porter la paix. Aujourd’hui encore, de nombreuses familles lui envoient leurs enfants à la Koutoubia, qui en retour font veu de ne jamais manger ni colombe ni pigeon.
La Koutoubia chef-d’oeuvre de l’art hispano-mauresque du Xlle siècle, domine les environs de son minaret surmonté par un lanternon, lui-même couronné de quatre boules d’or. Malheureusement, l’intérieur de la mosquée, à la fois lieu de culte et école coranique, est interdit aux non-musulmans.
Koutoubia : La première Koutoubia,
Depuis huit siècles, la Koutoubia fait l’orgueil de Marrakech. Lors de la prise de la ville par les Almohades, en 1147, le sultan Abd el-Moumen entreprit de rétablir une doctrine ferme de l’islam et de doter sa nouvelle capitale d’une mosquée symbolisant ce rétablissement des valeurs. Il commença donc la construction d’une première Koutoubia, à l’emplacement précis du palais rasé Ksar el-Hajjar (le palais de pierre) de son prédécesseur, l’Almoravide Abou Bekr. Les travaux furent rapides un peu trop sans doute et peu de temps après l’inauguration, on s’aperçut que la Koutoubia n’indiquait pas la direction de La Mecque ! Abd el-Moumen ordonna donc sa destruction (et châtia son architecte !).
Koutoubia : La seconde Koutoubia,
la plus vaste mosquée du Maghreb à l’époque (90 m sur 60 !) fut achevée en 1199 par Yacoub el-Mansour, le petit-fils d’Abd el-Moumen. Austère et sobre, la Koutoubia impose le respect par son incroyable élégance et le mysticisme qui se dégage de ses murs dénudés. Les ornementations riches et variées qui firent la réputation de l’art almoravide sont ici remplacées par des lignes pures et simples, d’inspiration andalouse. Les charpentes moulurées et les chapiteaux d’origine confèrent à la Koutoubia ; lieu de recueillement une aura singulière et que ne possède aucune autre mosquée de Marrakech. En quittant la Koutoubia, deux possibilités s’offrent au visiteur : prendre soit à gauche, vers la bruyante et mystérieuse place Jamaa El-Fna, soit à droite, vers la place Youssef ben Tachfine et les palais royaux.
COORDONNÉES de la Koutoubia :
Impossible de ne pas localiser la Koutoubia dont le minaret dressé dans l’axe de l’avenue Mohammed-V sert à tout moment de repère. Son accès, comme c’est le cas pour la plupart des mosquées marocaines, est exclusivement réservé aux musulmans. Il faudra donc se contenter de l’extérieur et ne pas hésiter à revenir l’admirer de nuit lorsqu’il brille de tous ses feux.

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