Les fêtes marocaines et religieuses à l’honneur
Gardienne présummé des us et coutumes, Marrakech est souvent le théate de festivités religieuses, populaires et privées. Révélatrices d’un passé aux origines multiculturelles, ces fêtes ponctuent le calendrier et attirent souvent une foule nombreuse.
Les fêtes religieuses revêtent une importance capitale tant au niveau privé que public. Elles servent de point de repère tout au long de l’année et sont scrupuleusement respectées par l’ensemble de la population. L’Aïd el-Kebir (littéralement la Grande Fête) appelée aussi Aïd el-Adha (fête du Sacrifice) est de loin la plus importante.
Le sacrifice d’Abraham qui, prêt à immoler son fils Isaac sur ordre de Dieu, égorgea finalement un bélier, est renouvelé chaque année à cette occasion dans tous les foyers.
L’Achoura, célébrée le dixième jour du mois de Moharrem, premier mois de l’Hégire, commémore le décès du petit-fils du Prophète. C’est aussi le jour de la fête des enfants, qui reçoivent alors de nombreux présents. L’eau des puits, miraculeuse ce jour-là, préserve celui qui s’y trempe de toute maladie. Les enfants s’initient au jeûne le 27ème jour du ramadan au cours de la Nuit du Destin qui célèbre la Révélation. C’est avec du lait et des dattes qu’ils briseront ce premier jour de jeûne avant de s’attabler devant un repas composé de sept plats et de sept boissons.
Bien que le faste déployé dépende de la situation économique de la famille, les rituels restent les mêmes pour tous. Le baptême, qui a lieu au matin du 7ème jour suivant la naissance, s’accompagne d’un sacrifice animal. La circoncision pratiquée vers 7 ans est un tournant dans la vie du jeune garçon. Juché sur un cheval blanc, l’enfant escorté des youyous enthousiastes des femmes fait trois fois le tour de la mosquée. Le mariage peut donner lieu à plusieurs jours de festivité. Il s’achèvera au son des tambourins dans un cortège dansant qui accompagne la jeune mariée à son nouveau domicile. Il n’est pas rare de croiser l’un d’entre eux dans la médina, en particulier le samedi.
Lors des fêtes privées, toutes les Marocaines portent le caftan. Longues robes taillées dans des étoffes chatoyantes, ce sont de véritables œuvres d’art. Resserrés à la taille par une large ceinture, entièrement brodés à la main par des doigts de fée, ils ont souvent nécessité des semaines de travail. Un merveilleux cadeau à s’offrir pour se transformer en princesse des Mille et Une Nuits. À ne pas confondre avec les simples djellabas ou gandouras qui sont des vêtements quotidiens.
Symbole de prospérité, les bijoux sont exhibés avec fierté lors des fêtes. Parures d’argent incrustées de corail et d’ambre, de pierres semi-précieuses comme le grenat, la cornaline, la turquoise, ils font partie intégrante des tenues de cérémonie. Difficiles à dénicher dans les souks de Marrakech, il faut se rendre plus au sud à Tiznit, Rissani ou Taroudant pour trouver des fibules, pectoraux, bracelets et khamsa, la fameuse main de Fatima qui protège du mauvais sort.
Les moussem sont à l’origine des pèlerinages organisés autour des tombeaux des saints. Assez confidentiels, ils donnent lieu à de véritables déchaînements de mysticisme religieux. Mais ils peuvent être aussi de simples fêtes agricoles régionales célébrant une récolte ou un animal. On y organise alors des fantasias (Aïd el-Broud, fête de la Poudre) où des rangs serrés de cavaliers somptueusement parés se succèdent par vagues en tirant des salves retentissantes de leur moukkala. Le moussem de Setti Fatma dans la vallée de l’Ourika à 70 km de Marrakech a lieu vers la mi¬août. Celui de Moulay Brahim, où se retrouvent les confréries gnaouas, et celui d’Asni en juin sont les plus importants de la région de Marrakech.

Les fêtes marocaines et religieuses : Fêtes nationales marocaines
| Date | Nom français | Nom local | Remarques |
|---|---|---|---|
| 1er janvier | Le nouvel an | ras al ām | un jour férié |
| 11 janvier | Manifeste de l’indépendance | Watiqat al Istiqlal | prononcé en 1944 |
| 1er mai | Fête du Travail | Aid a choghl | un jour férié |
| 30 juillet | Fête du trône | Aid el àrch | C’est la plus importante fête civile au Maroc, cette cérémonie traditionnelle avait lieu le 3 mars à l’époque d’Hassan II, cette fête a été inaugurée en 1934 par des nationalistes marocains voulant défier les autorités françaises qui gouvernaient le Maroc |
| 20 août | La révolution du roi et du peuple | Thawratou el maliki wa chaāb | Il rappelle la déportation du sultan Mohammed V, après sa destitution par les autorités françaises en 1953, cet événement avait provoqué un sursaut de nationalisme dans la population outrée par ce geste de la puissance occupante. Aujourd’hui il y’a des feux d’artifice, défilé militaire partout dans le Royaume du Maroc pour montrer leur puissance militaire, et les habitants arborent tous des drapeaux aux couleurs nationales pour montrer leurs foi en leur pays et leur roi. C’est aussi une des trés importante cérémonie du royaume. |
| 21 août | Fête de la Jeunesse | Aid Achabab | L’anniversaire de SM le Roi Mohammed VI |
| 6 novembre | La marche verte | El massira el khadrae | depuis 1975 |
| 18 novembre | Fête de l’indépendance | Aid el istiqlal | la fin du protectorat de la France sur le Maroc en 1956 |
Les fêtes marocaines et religieuses : Fêtes religieuses marocaines
| Date hégire (lunaire) | Nom français | Nom local | Remarques |
| 1 ramadan | Ramadan, (la période de jeūne) | Ramadane | durant tout le mois de Ramadan |
| 1er chawal | Fête de la rupture du jeūne | Aïd el fitr ou Aid el seghir | marque la fin du ramadan (deux jours fériés) |
| 10 doul hijja | Fête du mouton ou fête du sacrifice | aïd al-Kebir ou Aid el adha | commémore le sacrifice d’Abraham (Ibrahim) (deux jours fériés) |
| 12 rabii el awwal | Naissance du prophéte Mohammed | El mouloud ou El mawlid en nabawi | (deux jours fériés) |
| 1er Mouharram | Jour de l’an hégire | ras al ām |
Les fêtes marocaines et religieuses : Entre religion ...
Les fêtes religieuses revêtent une importance capitale tant au niveau privé que public. Elles servent de point de repère tout au long de l’année et sont scrupuleusement respectées par l’ensemble de la population. L’Aïd el-Kebir (littéralement la Grande Fête) appelée aussi Aïd el-Adha (fête du Sacrifice) est de loin la plus importante.
Le sacrifice d’Abraham qui, prêt à immoler son fils Isaac sur ordre de Dieu, égorgea finalement un bélier, est renouvelé chaque année à cette occasion dans tous les foyers.
... Les fêtes marocaines et religieuses : et tradition
L’Achoura, célébrée le dixième jour du mois de Moharrem, premier mois de l’Hégire, commémore le décès du petit-fils du Prophète. C’est aussi le jour de la fête des enfants, qui reçoivent alors de nombreux présents. L’eau des puits, miraculeuse ce jour-là, préserve celui qui s’y trempe de toute maladie. Les enfants s’initient au jeûne le 27ème jour du ramadan au cours de la Nuit du Destin qui célèbre la Révélation. C’est avec du lait et des dattes qu’ils briseront ce premier jour de jeûne avant de s’attabler devant un repas composé de sept plats et de sept boissons.

Les fêtes marocaines et religieuses : Les grandes étapes de la vie
Bien que le faste déployé dépende de la situation économique de la famille, les rituels restent les mêmes pour tous. Le baptême, qui a lieu au matin du 7ème jour suivant la naissance, s’accompagne d’un sacrifice animal. La circoncision pratiquée vers 7 ans est un tournant dans la vie du jeune garçon. Juché sur un cheval blanc, l’enfant escorté des youyous enthousiastes des femmes fait trois fois le tour de la mosquée. Le mariage peut donner lieu à plusieurs jours de festivité. Il s’achèvera au son des tambourins dans un cortège dansant qui accompagne la jeune mariée à son nouveau domicile. Il n’est pas rare de croiser l’un d’entre eux dans la médina, en particulier le samedi.
Les fêtes marocaines et religieuses : Les Mille et Une Nuits
Lors des fêtes privées, toutes les Marocaines portent le caftan. Longues robes taillées dans des étoffes chatoyantes, ce sont de véritables œuvres d’art. Resserrés à la taille par une large ceinture, entièrement brodés à la main par des doigts de fée, ils ont souvent nécessité des semaines de travail. Un merveilleux cadeau à s’offrir pour se transformer en princesse des Mille et Une Nuits. À ne pas confondre avec les simples djellabas ou gandouras qui sont des vêtements quotidiens.
Les fêtes marocaines et religieuses : Des signes extérieurs de richesse
Symbole de prospérité, les bijoux sont exhibés avec fierté lors des fêtes. Parures d’argent incrustées de corail et d’ambre, de pierres semi-précieuses comme le grenat, la cornaline, la turquoise, ils font partie intégrante des tenues de cérémonie. Difficiles à dénicher dans les souks de Marrakech, il faut se rendre plus au sud à Tiznit, Rissani ou Taroudant pour trouver des fibules, pectoraux, bracelets et khamsa, la fameuse main de Fatima qui protège du mauvais sort.

Les fêtes marocaines et religieuses : Les moussem
Les moussem sont à l’origine des pèlerinages organisés autour des tombeaux des saints. Assez confidentiels, ils donnent lieu à de véritables déchaînements de mysticisme religieux. Mais ils peuvent être aussi de simples fêtes agricoles régionales célébrant une récolte ou un animal. On y organise alors des fantasias (Aïd el-Broud, fête de la Poudre) où des rangs serrés de cavaliers somptueusement parés se succèdent par vagues en tirant des salves retentissantes de leur moukkala. Le moussem de Setti Fatma dans la vallée de l’Ourika à 70 km de Marrakech a lieu vers la mi¬août. Celui de Moulay Brahim, où se retrouvent les confréries gnaouas, et celui d’Asni en juin sont les plus importants de la région de Marrakech.
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