Abécédaire
Baraka, Dromadaire, Hadj, Inch Allah !, Koubba, Ksar, Marchandage, Palmier-dattier, Prénoms, Riad, Talisman, Thé à la menthe, Youyou
Abécédaire
Baraka La baraka désigne la grâce divine, la chance. Généralement, la baraka s’obtient en invoquant la mémoire d’un saint homme ou, mieux encore, en effectuant un pèlerinage sur les lieux de son sanctuaire (koubba ou zaouïa). Pour s’assurer la baraka, il faut ramasser, sur le sol, près du mausolée, de la terre (le henné du marabout) et la conserver avec soi comme une relique. Mais la baraka est aujourd’hui de plus en plus invoquée par les Marrakchis lorsqu’ils reçoivent un présent ou une pièce des mains d’un commerçant ou d’un touriste : « Baraka Allah oufik », ou « Que la bénédiction de Dieu soit sur toi . Vous entendrez cette expression souvent, et notamment dans les souks.
Dromadaire
Même si tout le monde l’appelle « chameau », le mammifère ruminant présent dans le Sud marocain est bel et bien un dromadaire, car le territoire du chameau se limite à l’Asie centrale. Le dromadaire, quant à lui, vit en Afrique et dans la péninsule arabique. Ce représentant de la famille des camélidés, tout comme le lama, originaire lui de la cordillère des Andes, a longtemps été utilisé comme bête de somme. Particulièrement bien adapté aux difficiles conditions de vie inhérentes au désert, cet animal
très résistant a été introduit au Sahara au début de notre ère. Il remplaçait alors le cheval qui n’était plus adapté à l’aridité croissante régnant dans la région. Plusieurs particularités permettent au dromadaire de s’adapter au désert. Sa bosse est une réserve de graisse, son métabolisme en oxydant 1 kg de cette graisse lui fournit 1 litre d’eau. Ses longs cils protégeant ses yeux et ses narines pouvant se fermer le préservent contre le sable soulevé lors de tempêtes. Les épines des résineux, dont il raffole, ne le rebutent pas. Ses articulations renforcées, particulièrement les genoux sur lesquels il repose pour baraquer, et ses sabots ne craignent pas le sable brûlant. Sa sobriété légendaire n’est pas usurpée, il peut parcourir plus de 150 km en une journée. Des tentatives pour introduire le dromadaire en Espagne et dans le désert américain sont restées vaines. Seule l’Australie, où l’animal a été introduit il y a un peu plus d’un siècle, compte encore environ 20 000 dromadaires vivant à l’état sauvage. De nos jours, il est toujours l’allié indispensable des nomades qui sillonnent le Sahara, même si les caravanes sont de moins en moins nombreuses. Ce « vaisseau du désert », en plus de transporter les marchandises et les effets de son propriétaire, lui assure une monte confortable quoique déroutante pour un novice. Sa viande fort goûteuse et le lait de dromadaire lui procurent en plus les calories
indispensables à de telles méharées. Dans le Sud marocain, le tourisme se développant, certains propriétaires de dromadaires louent leurs bêtes pour l’organisation de méharées se procurant ainsi une nouvelle source de revenus.
Hadj Traditionnellement, le hadj est celui qui a déjà accompli au moins une fois dans sa vie le long voyage que tout fidèle musulman doit effectuer à La Mecque et à Médine, dans la lointaine Arabie Saoudite. Ce pèlerinage, s’il est effectivement imposé par Mahomet lui-même, ne concerne cependant que ceux qui sont en état physique de le faire et capables de subvenir aux besoins de leur famille durant leur absence. Autant dire que cela ne touche pas la totalité de la population. L’appellation de « hadj n est une marque de respect et de révérence accordée à ces fidèles exemplaires.
Inch Allah ! « Si Dieu le veut ! » Cette expression que vous entendrez très souvent au Maroc, termine la plupart des phrases. Une soumission à la volonté divine qui a façonné la mentalité marocaine.
Koubba A l’origine, la koubba désignait une coupole (celle des Almoravides, près de la medersa Ben Youssef, à Marrakech) qui dominait un bassin à ablutions ou un tombeau. Par extension, le terme désigne aujourd’hui les marabouts ou les tombeaux surmontés d’un dôme.
Ksar
Le ksar est un village fortifié construit généralement en pisé, consolidé par des poutres, et dont les murs nus forment un rempart contre les agressions climatiques et physiques. Chaque ksar possède des tours d’angle fortifiées, édifiées de chaque côté des terrasses à ciel ouvert (agadir) sur lesquelles se déroule une bonne partie de la vie sociale paysanne et où l’on entrepose les grains afin qu’ils sèchent au soleil. Les murs du ksar sont percés de minuscules fenêtres et l’entrée se fait par la façade, défendue par une barbacane.
Marchandage
Cette pratique fait partie intégrante de la culture et possède de bons côtés car elle pousse au contact et à la discussion. Il ne faut jamais raisonner en euros, ni vous dire que vous y gagnez.
De toute façon, si le marchand vous vend un produit, c’est qu’il y gagne aussi quelque chose. Ne vous demandez pas si vous auriez pu descendre plus bas. Le but est d’arriver à un bon prix qui fasse autant plaisir au marchand qu’à vous-même. Essayez tout de même de vous renseigner avant, pour connaître la fourchette de prix du produit que vous souhaitez acheter. Enfin, règle d’or, si vous proposez un prix et que le marchand l’accepte vous devez payer. Encore une fois, c’est l’honneur qui est en jeu. Sinon vous n’êtes jamais obligé de payer, même sous la menace du marchand. Ne vous laissez pas influencer, soyez fier d’acheter.
Palmier-dattier Cet arbre, cultivé en Mésopotamie dès l’Antiquité, a été introduit au Maroc par les Berbères qui eurent l’idée géniale de les planter en plein désert là où il y avait des sources. Ils venaient d’inventer les oasis.
Au frais sous son feuillage, on y cultive des fruits et des légumes. Le palmier-dattier n’est pas trop exigeant sur la quantité d’eau qui lui est nécessaire, ses racines pouvant boire jusqu’à dix mètres sous la surface du sol. Les nappes d’eau souterraines trop profondes et les sécheresses répétées nécessitent néanmoins que l’homme intervienne en lui apportant l’eau nécessaire à l’aide de motopompes ou de puits à balancier. Le palmier-dattier accepte également une eau faiblement salée, mais en cas de trop forte salinité, l’arbre meurt.
En février-mars, les oasiens fécondent artificiellement les pieds femelles avec une poudreuse remplie de pollen prélevé sur les pieds mâles. En août-septembre, c’est la fête des dattes. Nombreux sont les citadins qui se rendent à ce moment dans les oasis pour y célébrer le fruit providence.
Aliment très sain et se conservant remarquablement bien, les dattes n’ont qu’un défaut. Consommées en grande quantité, elles favorisent les caries dentaires.
Prénoms De nombreux prénoms marocains ont une signification poétique. En voici quelques exemples : Amal (espoir), Leila (nuit), Aouatif (sentiment), Majida (victorieuse), Aziza (adorée), Nehza (divertissement, sortie, promenade), Hanane (tendresse), Saida (heureuse), Houria (sirène), Yasmina (fleur de jasmin), Jamila (jolie), Zina (belle).
Riad L’atmosphère des riads est toujours surprenante. Situés au beau milieu de l’agitation incessante de la médina et du vacarme des rues, ces jardins remplis d’oiseaux et d’arbustes sont de délicieux havres de paix séparés de l’extérieur par une enceinte de pisé. Ils se cachent, la plupart du temps, à l’intérieur d’une maison ou d’une villa, en plein cceur de la vieille ville. Il existe toutes les ortographes our le mot Riad ! : Riad peut s’écrire riad bien-entendu, mais aussi ryad, ryiad, ryade. A ne pas confondre non-plus avec Riad, la Ville ou encore Riad qui peut être associé à un prénom.
Talisman Petit sachet de cuir, porté autour du cou et rempli de graines destinées à conjurer le mauvais sort et à protéger des mauvais esprits. On peut aussi enterrer des talismans dans le jardin de celui à qui l’on veut du mal. Les talismans sontfabriqués par les tolbas sur les marchés publics.
Thé à la menthe
Tout simplement incontournable ! Le thé à la menthe, c’est toute une cérémonie qui obéit à des règles bien précises. La préparation d’abord : dans une grande théière, on place du thé (vert de Chine, bien sûr, la production marocaine étant quasi inexistante), un bouquet de menthe fraîche lavée et, par-dessus, soit des fragments de pain de sucre concassé, soit une douzaine de morceaux de sucre blanc sur lesquels on verse de l’eau bouillante jusqu’à ce que la théière soit pleine. On laisse infuser quelques minutes avant de s’assurer de l’homogénéité de la préparation en remplissant un verre à thé, puis en reversant son contenu dans la théière, et ceci à plusieurs reprises. Après quoi, on sert le thé en le versant d’assez haut afin de l’aérer. Un thé réussi doit mousser. La dégustation obéit à quelques règles : ne remplissez votre verre qu’aux deux tiers pour éviter de vous brûler ; si votre thé est trop chaud, ne soufflez jamais dessus, mais buvez en aspirant fortement. Vous émettrez alors un bruit que vos hôtes considéreront comme l’expression de votre satisfaction. Ne refusez jamais un second verre, ce n’est qu’après le troisième que vous pourrez décliner l’offre sans vous montrer impoli.
Youyou Semblant venir de la nuit des temps, les youyous (zerarit, en berbère) des femmes voilées excitent l’imagination du voyageur occidental parcourant le Sud marocain. Ces stridulations vocales qui signalent les réjouissances (fêtes familiales, mariages, naissances, A’id el-Kebir...) accompagnent aussi de nos jours - tourisme oblige - les chants folkloriques berbères et arabes.
Baraka La baraka désigne la grâce divine, la chance. Généralement, la baraka s’obtient en invoquant la mémoire d’un saint homme ou, mieux encore, en effectuant un pèlerinage sur les lieux de son sanctuaire (koubba ou zaouïa). Pour s’assurer la baraka, il faut ramasser, sur le sol, près du mausolée, de la terre (le henné du marabout) et la conserver avec soi comme une relique. Mais la baraka est aujourd’hui de plus en plus invoquée par les Marrakchis lorsqu’ils reçoivent un présent ou une pièce des mains d’un commerçant ou d’un touriste : « Baraka Allah oufik », ou « Que la bénédiction de Dieu soit sur toi . Vous entendrez cette expression souvent, et notamment dans les souks.
Dromadaire
Même si tout le monde l’appelle « chameau », le mammifère ruminant présent dans le Sud marocain est bel et bien un dromadaire, car le territoire du chameau se limite à l’Asie centrale. Le dromadaire, quant à lui, vit en Afrique et dans la péninsule arabique. Ce représentant de la famille des camélidés, tout comme le lama, originaire lui de la cordillère des Andes, a longtemps été utilisé comme bête de somme. Particulièrement bien adapté aux difficiles conditions de vie inhérentes au désert, cet animal
très résistant a été introduit au Sahara au début de notre ère. Il remplaçait alors le cheval qui n’était plus adapté à l’aridité croissante régnant dans la région. Plusieurs particularités permettent au dromadaire de s’adapter au désert. Sa bosse est une réserve de graisse, son métabolisme en oxydant 1 kg de cette graisse lui fournit 1 litre d’eau. Ses longs cils protégeant ses yeux et ses narines pouvant se fermer le préservent contre le sable soulevé lors de tempêtes. Les épines des résineux, dont il raffole, ne le rebutent pas. Ses articulations renforcées, particulièrement les genoux sur lesquels il repose pour baraquer, et ses sabots ne craignent pas le sable brûlant. Sa sobriété légendaire n’est pas usurpée, il peut parcourir plus de 150 km en une journée. Des tentatives pour introduire le dromadaire en Espagne et dans le désert américain sont restées vaines. Seule l’Australie, où l’animal a été introduit il y a un peu plus d’un siècle, compte encore environ 20 000 dromadaires vivant à l’état sauvage. De nos jours, il est toujours l’allié indispensable des nomades qui sillonnent le Sahara, même si les caravanes sont de moins en moins nombreuses. Ce « vaisseau du désert », en plus de transporter les marchandises et les effets de son propriétaire, lui assure une monte confortable quoique déroutante pour un novice. Sa viande fort goûteuse et le lait de dromadaire lui procurent en plus les calories
indispensables à de telles méharées. Dans le Sud marocain, le tourisme se développant, certains propriétaires de dromadaires louent leurs bêtes pour l’organisation de méharées se procurant ainsi une nouvelle source de revenus.Hadj Traditionnellement, le hadj est celui qui a déjà accompli au moins une fois dans sa vie le long voyage que tout fidèle musulman doit effectuer à La Mecque et à Médine, dans la lointaine Arabie Saoudite. Ce pèlerinage, s’il est effectivement imposé par Mahomet lui-même, ne concerne cependant que ceux qui sont en état physique de le faire et capables de subvenir aux besoins de leur famille durant leur absence. Autant dire que cela ne touche pas la totalité de la population. L’appellation de « hadj n est une marque de respect et de révérence accordée à ces fidèles exemplaires.
Inch Allah ! « Si Dieu le veut ! » Cette expression que vous entendrez très souvent au Maroc, termine la plupart des phrases. Une soumission à la volonté divine qui a façonné la mentalité marocaine.
Koubba A l’origine, la koubba désignait une coupole (celle des Almoravides, près de la medersa Ben Youssef, à Marrakech) qui dominait un bassin à ablutions ou un tombeau. Par extension, le terme désigne aujourd’hui les marabouts ou les tombeaux surmontés d’un dôme.
Ksar
Le ksar est un village fortifié construit généralement en pisé, consolidé par des poutres, et dont les murs nus forment un rempart contre les agressions climatiques et physiques. Chaque ksar possède des tours d’angle fortifiées, édifiées de chaque côté des terrasses à ciel ouvert (agadir) sur lesquelles se déroule une bonne partie de la vie sociale paysanne et où l’on entrepose les grains afin qu’ils sèchent au soleil. Les murs du ksar sont percés de minuscules fenêtres et l’entrée se fait par la façade, défendue par une barbacane.Marchandage
Cette pratique fait partie intégrante de la culture et possède de bons côtés car elle pousse au contact et à la discussion. Il ne faut jamais raisonner en euros, ni vous dire que vous y gagnez.
De toute façon, si le marchand vous vend un produit, c’est qu’il y gagne aussi quelque chose. Ne vous demandez pas si vous auriez pu descendre plus bas. Le but est d’arriver à un bon prix qui fasse autant plaisir au marchand qu’à vous-même. Essayez tout de même de vous renseigner avant, pour connaître la fourchette de prix du produit que vous souhaitez acheter. Enfin, règle d’or, si vous proposez un prix et que le marchand l’accepte vous devez payer. Encore une fois, c’est l’honneur qui est en jeu. Sinon vous n’êtes jamais obligé de payer, même sous la menace du marchand. Ne vous laissez pas influencer, soyez fier d’acheter.Palmier-dattier Cet arbre, cultivé en Mésopotamie dès l’Antiquité, a été introduit au Maroc par les Berbères qui eurent l’idée géniale de les planter en plein désert là où il y avait des sources. Ils venaient d’inventer les oasis.
Au frais sous son feuillage, on y cultive des fruits et des légumes. Le palmier-dattier n’est pas trop exigeant sur la quantité d’eau qui lui est nécessaire, ses racines pouvant boire jusqu’à dix mètres sous la surface du sol. Les nappes d’eau souterraines trop profondes et les sécheresses répétées nécessitent néanmoins que l’homme intervienne en lui apportant l’eau nécessaire à l’aide de motopompes ou de puits à balancier. Le palmier-dattier accepte également une eau faiblement salée, mais en cas de trop forte salinité, l’arbre meurt.
En février-mars, les oasiens fécondent artificiellement les pieds femelles avec une poudreuse remplie de pollen prélevé sur les pieds mâles. En août-septembre, c’est la fête des dattes. Nombreux sont les citadins qui se rendent à ce moment dans les oasis pour y célébrer le fruit providence.
Aliment très sain et se conservant remarquablement bien, les dattes n’ont qu’un défaut. Consommées en grande quantité, elles favorisent les caries dentaires.Prénoms De nombreux prénoms marocains ont une signification poétique. En voici quelques exemples : Amal (espoir), Leila (nuit), Aouatif (sentiment), Majida (victorieuse), Aziza (adorée), Nehza (divertissement, sortie, promenade), Hanane (tendresse), Saida (heureuse), Houria (sirène), Yasmina (fleur de jasmin), Jamila (jolie), Zina (belle).
Riad L’atmosphère des riads est toujours surprenante. Situés au beau milieu de l’agitation incessante de la médina et du vacarme des rues, ces jardins remplis d’oiseaux et d’arbustes sont de délicieux havres de paix séparés de l’extérieur par une enceinte de pisé. Ils se cachent, la plupart du temps, à l’intérieur d’une maison ou d’une villa, en plein cceur de la vieille ville. Il existe toutes les ortographes our le mot Riad ! : Riad peut s’écrire riad bien-entendu, mais aussi ryad, ryiad, ryade. A ne pas confondre non-plus avec Riad, la Ville ou encore Riad qui peut être associé à un prénom.
Talisman Petit sachet de cuir, porté autour du cou et rempli de graines destinées à conjurer le mauvais sort et à protéger des mauvais esprits. On peut aussi enterrer des talismans dans le jardin de celui à qui l’on veut du mal. Les talismans sontfabriqués par les tolbas sur les marchés publics.
Thé à la menthe
Tout simplement incontournable ! Le thé à la menthe, c’est toute une cérémonie qui obéit à des règles bien précises. La préparation d’abord : dans une grande théière, on place du thé (vert de Chine, bien sûr, la production marocaine étant quasi inexistante), un bouquet de menthe fraîche lavée et, par-dessus, soit des fragments de pain de sucre concassé, soit une douzaine de morceaux de sucre blanc sur lesquels on verse de l’eau bouillante jusqu’à ce que la théière soit pleine. On laisse infuser quelques minutes avant de s’assurer de l’homogénéité de la préparation en remplissant un verre à thé, puis en reversant son contenu dans la théière, et ceci à plusieurs reprises. Après quoi, on sert le thé en le versant d’assez haut afin de l’aérer. Un thé réussi doit mousser. La dégustation obéit à quelques règles : ne remplissez votre verre qu’aux deux tiers pour éviter de vous brûler ; si votre thé est trop chaud, ne soufflez jamais dessus, mais buvez en aspirant fortement. Vous émettrez alors un bruit que vos hôtes considéreront comme l’expression de votre satisfaction. Ne refusez jamais un second verre, ce n’est qu’après le troisième que vous pourrez décliner l’offre sans vous montrer impoli.Youyou Semblant venir de la nuit des temps, les youyous (zerarit, en berbère) des femmes voilées excitent l’imagination du voyageur occidental parcourant le Sud marocain. Ces stridulations vocales qui signalent les réjouissances (fêtes familiales, mariages, naissances, A’id el-Kebir...) accompagnent aussi de nos jours - tourisme oblige - les chants folkloriques berbères et arabes.

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