Marrakech
Depuis sa création au XIe siècle, Marrakech a été à maintes reprises la capitale d’un royaume dont le rayonnement s’étendait jusqu’à l’Europe. Considérée aujourd’hui comme la « perle culturelle » du Maroc, elle est le témoin vivant, par ses splendeurs architecturales, de toutes les dynasties qui ont jalonné l’histoire du pays.
Comportant 900 000 d’habitants, Marrakech dégage une atmosphère bien différente de celle des villes situées plus au nord. Marrakech est indubitablement plus africaine que la cosmopolite Casablanca, plus marocaine que l’aseptisée Rabat et plus berbère que la fière et distante Fès. Située à la jonction de routes importantes, Marrakech est la quatrième ville du pays. Toujours considérée comme la capitale du Sud du Maroc, Marrakech attire marchands et commerçants des plaines environnantes, du Haut Atlas et du Sahara.
Le rouge est la couleur de la ville, au même titre que le bleu est celle de Fès, le vert celle de Meknès et le blanc celle de Rabat. Si l’on en croit une légende berbère, lorsque la Koutoubia fut implantée au cœur de Marrakech, le sang coula tant qu’il teinta la totalité des murs, des maisons et des routes. Au coucher du soleil, les remparts qui entourent la médina et ses maisons aux toitures plates prennent une couleur cramoisie, comme si le sang coulait à nouveau. Le printemps est sans conteste la meilleure période pour visiter Marrakech.
Marrakech : Du XIème au XIIème siècle
Fondée en 1062 par le sultan almoravide Youssef ben Tachfin, Marrakech allait devenir l’un des principaux centres culturels et artistiques du monde islamique. Les Almoravides ayant poursuivi leur conquête de l’Espagne, ils consacrèrent une grande partie du butin à l’agrandissement et à l’embellissement de Marrakech. À sa mort en 1106, Youssef ben Tachfin avait non seulement renforcé le pouvoir almoravide au Maroc et en Espagne, mais il léguait aussi à ses successeurs un véritable joyau d’architecture.
Marrakech connut son apogée sous le règne d’Ali, fils de Youssef et d’une esclave chrétienne. Outre des palais et des bains, le sultan entreprit la construction d’un vaste réseau souterrain de canaux d’irrigation (khettara), toujours utilisé pour acheminer l’eau dans les jardins de la ville. À l’intérieur des remparts de pierre et de terre rouge, des artisans venus de l’Espagne musulmane érigèrent les premières constructions de style andalou.
Marrakech : Du XIIème au XIVème siècle
Si les Almohades rasèrent pratiquement tous ces édifices en 1147, ils épargnèrent les murs et le portail du vaste palais d’Ali. La cité fut reconstruite peu après par des artisans en majorité andalous. Marrakech demeura la capitale de l’empire almohade jusqu’à la chute de ce dernier, en 1269, lorsque les Mérinides établirent leur capitale plus au nord, à Fès.
Marrakech : Du XVème au XIIXème siècle
Avant l’avènement des Saadiens, au XV ème siècle, Marrakech connut bien des malheurs : tentative de conquête par les Portugais en 1515 et les famines qui s’abattirent sur la région. Redevenue capitale sous la dynastie saadienne, Marrakech renoua avec la prospérité. De cette époque datent le mellah, la gigantesque mosquée Mouassine et la médersa ben Youssef. Les Saadiens instituèrent également un poste de douane destiné à la colonie chrétienne établie à Marrakech.
Ahmed el-Mansour, surnommé "le Doré" en raison de ses richesses - acquises pour la plupart lors de la "conquête" de Tombouctou - fut l’un des sultans saadiens les plus célèbres. On lui doit l’élégant palais el Badi et les tombeaux saadiens.
Aux années de gloire succéda une période de déclin et d’instabilité lorsque les successeurs des Saadiens, les Alaouites, choisirent Meknès pour capitale. Marrakech, cependant, ne pouvait être ignorée. Si Moulay Ismaïl pilla le palais el Badi pour en faire des matériaux de construction, son successeur, Sidi Mohammed Abdallah, consacra une fortune gigantesque à la reconstruction ou à la restauration de l’enceinte, de la kasbah, des palais, mosquées et méchouars (place où se réunit la population dans l’enceinte du palais). Il aménagea également de nouveaux jardins, comme ceux de la Ménara.
Marrakech : Du XIVème à aujourd’hui
Marrakech connut une nouvelle période de déclin, à l’exception de l’année 1873, lorsque Moulay el-Hassan 1er s’y fit couronner. Sous le protectorat français, Marrakech fut rebâtie et la médina reprit vie et se repeupla.
Depuis lors, Marrakech doit sa prospérité en grande partie au tourisme. Ses hôtels cinq-étoiles et son impressionnant palais des Congrès accueillent désormais des manifestations internationales, la dernière en date étant la Conférence sur le changement climatique en 2001. Marrakech s’occidentalise de plus en plus, mais en surface seulement. Aventurez-vous dans le dédale des souks de Marrakech, laissez-vous envoûter par les charmeurs de serpents et les hâbleurs de la place jemaa el-Fna et vous aurez tôt fait de découvrir l’âme authentique de Marrakech.

Comportant 900 000 d’habitants, Marrakech dégage une atmosphère bien différente de celle des villes situées plus au nord. Marrakech est indubitablement plus africaine que la cosmopolite Casablanca, plus marocaine que l’aseptisée Rabat et plus berbère que la fière et distante Fès. Située à la jonction de routes importantes, Marrakech est la quatrième ville du pays. Toujours considérée comme la capitale du Sud du Maroc, Marrakech attire marchands et commerçants des plaines environnantes, du Haut Atlas et du Sahara.
Histoire de Marrakech
Le rouge est la couleur de la ville, au même titre que le bleu est celle de Fès, le vert celle de Meknès et le blanc celle de Rabat. Si l’on en croit une légende berbère, lorsque la Koutoubia fut implantée au cœur de Marrakech, le sang coula tant qu’il teinta la totalité des murs, des maisons et des routes. Au coucher du soleil, les remparts qui entourent la médina et ses maisons aux toitures plates prennent une couleur cramoisie, comme si le sang coulait à nouveau. Le printemps est sans conteste la meilleure période pour visiter Marrakech.
Marrakech : Du XIème au XIIème siècle
Fondée en 1062 par le sultan almoravide Youssef ben Tachfin, Marrakech allait devenir l’un des principaux centres culturels et artistiques du monde islamique. Les Almoravides ayant poursuivi leur conquête de l’Espagne, ils consacrèrent une grande partie du butin à l’agrandissement et à l’embellissement de Marrakech. À sa mort en 1106, Youssef ben Tachfin avait non seulement renforcé le pouvoir almoravide au Maroc et en Espagne, mais il léguait aussi à ses successeurs un véritable joyau d’architecture.
Marrakech connut son apogée sous le règne d’Ali, fils de Youssef et d’une esclave chrétienne. Outre des palais et des bains, le sultan entreprit la construction d’un vaste réseau souterrain de canaux d’irrigation (khettara), toujours utilisé pour acheminer l’eau dans les jardins de la ville. À l’intérieur des remparts de pierre et de terre rouge, des artisans venus de l’Espagne musulmane érigèrent les premières constructions de style andalou.
Marrakech : Du XIIème au XIVème siècle
Si les Almohades rasèrent pratiquement tous ces édifices en 1147, ils épargnèrent les murs et le portail du vaste palais d’Ali. La cité fut reconstruite peu après par des artisans en majorité andalous. Marrakech demeura la capitale de l’empire almohade jusqu’à la chute de ce dernier, en 1269, lorsque les Mérinides établirent leur capitale plus au nord, à Fès.
Marrakech : Du XVème au XIIXème siècle
Avant l’avènement des Saadiens, au XV ème siècle, Marrakech connut bien des malheurs : tentative de conquête par les Portugais en 1515 et les famines qui s’abattirent sur la région. Redevenue capitale sous la dynastie saadienne, Marrakech renoua avec la prospérité. De cette époque datent le mellah, la gigantesque mosquée Mouassine et la médersa ben Youssef. Les Saadiens instituèrent également un poste de douane destiné à la colonie chrétienne établie à Marrakech.
Ahmed el-Mansour, surnommé "le Doré" en raison de ses richesses - acquises pour la plupart lors de la "conquête" de Tombouctou - fut l’un des sultans saadiens les plus célèbres. On lui doit l’élégant palais el Badi et les tombeaux saadiens.
Aux années de gloire succéda une période de déclin et d’instabilité lorsque les successeurs des Saadiens, les Alaouites, choisirent Meknès pour capitale. Marrakech, cependant, ne pouvait être ignorée. Si Moulay Ismaïl pilla le palais el Badi pour en faire des matériaux de construction, son successeur, Sidi Mohammed Abdallah, consacra une fortune gigantesque à la reconstruction ou à la restauration de l’enceinte, de la kasbah, des palais, mosquées et méchouars (place où se réunit la population dans l’enceinte du palais). Il aménagea également de nouveaux jardins, comme ceux de la Ménara.
Marrakech : Du XIVème à aujourd’hui
Marrakech connut une nouvelle période de déclin, à l’exception de l’année 1873, lorsque Moulay el-Hassan 1er s’y fit couronner. Sous le protectorat français, Marrakech fut rebâtie et la médina reprit vie et se repeupla.
Depuis lors, Marrakech doit sa prospérité en grande partie au tourisme. Ses hôtels cinq-étoiles et son impressionnant palais des Congrès accueillent désormais des manifestations internationales, la dernière en date étant la Conférence sur le changement climatique en 2001. Marrakech s’occidentalise de plus en plus, mais en surface seulement. Aventurez-vous dans le dédale des souks de Marrakech, laissez-vous envoûter par les charmeurs de serpents et les hâbleurs de la place jemaa el-Fna et vous aurez tôt fait de découvrir l’âme authentique de Marrakech.

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