Culture et Art Marocain : La Littérature marocaine
Pour pleinement apprécier votre découverte de la culture marocaine, retrouvez dans cette rubrique des informations sur le cinéma marocain, les Beaux-arts marocain, l’art- musique marocain, l’architecture marocaine, la langue marocain, et la littérature marocaine
La littérature marocaine arabophone
Elle est marquée dès l’origine par la lutte pour la décolonisation ; l’un de ses premiers représentants, ’Allal al-F asi (1907-1974), est président de l’Istiqlal. Si le romancier et nouvelliste ’Abd al-Madjid ibn Djallun (né en 1919) adopte plutôt une perspective autobiographique (Pendant l’enfance , 1957), c’est l’engagement politique et la critique de l’impérialisme qui dominent chez Mohammed Zefzaf (Murailles et Trottoirs , 1974) ou Mohammed Ezzedine al-Tazi . La poésie de langue arabe, illustrée durant la première moitié du siècle par Muhammad al-Suleimani (1862-1926) et Abd al-Malik al-Balghiei (né en 1906), connaît ensuite un déclin relatif, malgré les œuvres de Mohamed Seghiui (né en 1930), Ahmed Mejati (né en 1938), Allal el Hajjam (né en 1948) ou Mohammed al-Achaari (né en 1950). Comme en prose, la contestation du régime d’Hassan II est fréquente, comme chez Mustafa Maadawi (1937-1961) ou Mohammed Bennis (né en 1948).
Littérature d’expression française
Par ailleurs, un certain nombre d’écrivains de la littérature marocaine ont choisi de s’exprimer en français, à la suite d’Ahmed Sefrioui (né en 1915), auteur de contes (Le Chapelet d’ambre , 1949) et de romans (La Maison de servitude , 1974), qui intègre dans ses œuvres la culture populaire orale du fonds arabo-berbère. Quant à Driss Chraïbi (né en 1926), rendu célèbre par un roman sur l’émigration (Les Boucs , 1955), il met en cause la féodalité persistante dans le Maroc postcolonial (La Foule , 1961), revendique la libération de la femme (La Civilisation, ma mère ! , 1972) et s’interroge sur les rapports du Maghreb avec l’Europe (Naissance à l’aube , 1986).
De 1966 à 1971, la littérature marocaine d’expression française est en grande partie canalisée par la revue Souffles, qui évolue progressivement vers le marxisme-léninisme et une certaine violence de ton. Son fondateur, le poète Abdellatif Laâbi (né en 1942), est emprisonné pendant huit ans (Chroniques de la citadelle d’exil , 1980-1983). Ses colonnes accueillent des romanciers tels qu’Abdelkébir Khatibi (né en 1938 ; La Mémoire tatouée , 1971), également essayiste (Figures de l’étranger , 1987) et dramaturge (Le Prophète voilé , 1973). Tahar Ben Jelloun (né en 1944) y contribue également : son œuvre de poète (Hommes sous linceul de silence , 1971) et de romancier (Moha le fou, Moha le sage , 1978) reprend sans cesse les thèmes du déracinement, du racisme et de l’oppression ; il reçoit en 1987 le prix Goncourt pour La Nuit sacrée .
L’angoisse de la solitude et de l’aliénation se retrouve dans la poésie de Mohammed Khaïr-Eddine (né en 1941 ; Nausée noire , 1964), qui vit à Paris, comme D. Chraïbi ou T. Ben Jelloun, avant de choisir le retour au pays.
Unions d’écrivains
L’Union des écrivains marocains a joué un rôle déterminant dans l’évolution de l’activité littéraire. Liée à l’opposition de gauche, elle regroupe les écrivains arabophones ou francophones de la littérature marocaine soucieux de dénoncer les injustices. Certains, tels le poète et romancier Muhammad ’Aziz al-Lahbabi (né en 1922), utilisent d’ailleurs l’une et l’autre langue. Il faut enfin signaler que la présence des romanciers américains Paul Bowles (né en 1910), William Burroughs (1914-1997) et de l’ami de ce dernier, le peintre-écrivain Brion Gysin (1916-1986), a pu faire parler d’une " école de Tanger ".
Culture et Art Marocain
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Le Cinéma marocain
La Culture marocaine
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Elle est marquée dès l’origine par la lutte pour la décolonisation ; l’un de ses premiers représentants, ’Allal al-F asi (1907-1974), est président de l’Istiqlal. Si le romancier et nouvelliste ’Abd al-Madjid ibn Djallun (né en 1919) adopte plutôt une perspective autobiographique (Pendant l’enfance , 1957), c’est l’engagement politique et la critique de l’impérialisme qui dominent chez Mohammed Zefzaf (Murailles et Trottoirs , 1974) ou Mohammed Ezzedine al-Tazi . La poésie de langue arabe, illustrée durant la première moitié du siècle par Muhammad al-Suleimani (1862-1926) et Abd al-Malik al-Balghiei (né en 1906), connaît ensuite un déclin relatif, malgré les œuvres de Mohamed Seghiui (né en 1930), Ahmed Mejati (né en 1938), Allal el Hajjam (né en 1948) ou Mohammed al-Achaari (né en 1950). Comme en prose, la contestation du régime d’Hassan II est fréquente, comme chez Mustafa Maadawi (1937-1961) ou Mohammed Bennis (né en 1948).
Littérature d’expression française
Par ailleurs, un certain nombre d’écrivains de la littérature marocaine ont choisi de s’exprimer en français, à la suite d’Ahmed Sefrioui (né en 1915), auteur de contes (Le Chapelet d’ambre , 1949) et de romans (La Maison de servitude , 1974), qui intègre dans ses œuvres la culture populaire orale du fonds arabo-berbère. Quant à Driss Chraïbi (né en 1926), rendu célèbre par un roman sur l’émigration (Les Boucs , 1955), il met en cause la féodalité persistante dans le Maroc postcolonial (La Foule , 1961), revendique la libération de la femme (La Civilisation, ma mère ! , 1972) et s’interroge sur les rapports du Maghreb avec l’Europe (Naissance à l’aube , 1986).
De 1966 à 1971, la littérature marocaine d’expression française est en grande partie canalisée par la revue Souffles, qui évolue progressivement vers le marxisme-léninisme et une certaine violence de ton. Son fondateur, le poète Abdellatif Laâbi (né en 1942), est emprisonné pendant huit ans (Chroniques de la citadelle d’exil , 1980-1983). Ses colonnes accueillent des romanciers tels qu’Abdelkébir Khatibi (né en 1938 ; La Mémoire tatouée , 1971), également essayiste (Figures de l’étranger , 1987) et dramaturge (Le Prophète voilé , 1973). Tahar Ben Jelloun (né en 1944) y contribue également : son œuvre de poète (Hommes sous linceul de silence , 1971) et de romancier (Moha le fou, Moha le sage , 1978) reprend sans cesse les thèmes du déracinement, du racisme et de l’oppression ; il reçoit en 1987 le prix Goncourt pour La Nuit sacrée .
L’angoisse de la solitude et de l’aliénation se retrouve dans la poésie de Mohammed Khaïr-Eddine (né en 1941 ; Nausée noire , 1964), qui vit à Paris, comme D. Chraïbi ou T. Ben Jelloun, avant de choisir le retour au pays.
Unions d’écrivains
L’Union des écrivains marocains a joué un rôle déterminant dans l’évolution de l’activité littéraire. Liée à l’opposition de gauche, elle regroupe les écrivains arabophones ou francophones de la littérature marocaine soucieux de dénoncer les injustices. Certains, tels le poète et romancier Muhammad ’Aziz al-Lahbabi (né en 1922), utilisent d’ailleurs l’une et l’autre langue. Il faut enfin signaler que la présence des romanciers américains Paul Bowles (né en 1910), William Burroughs (1914-1997) et de l’ami de ce dernier, le peintre-écrivain Brion Gysin (1916-1986), a pu faire parler d’une " école de Tanger ".

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