Culture et Art Marocain : L’Architecture marocaine
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L’architecture marocaine se caractérise principalement par : le stuc méditatif, le Tadelakt, le zellige et le pisé, que nous vous détaillons ci-dessous :
Le stuc méditatif : Une technique perfectionnée par les Maures en Espagne
Cet élément de décoration omniprésent sur arcs et plafonds depuis le 13e siècle dans l’architecture marocaine, reste très utilisé dans les constructions récentes. La recette ancienne contient de la poussière de marbre et du blanc d’oeuf. Aujourd’hui, on utilise plâtre et eau.
Le visiteur immobilier s’étonne de la richesse des motifs, souvent en dentelle ou en stalactites. Certains mandalas atteignent des diamètres de 200cm.
Les stuccatori sculptent le plâtre frais au ciseau avec une vitesse époustouflante. Pour pouvoir traiter des surfaces importantes, ils appliquent des pochoirs.
Pour pleinement apprécier ce travail comme élément d’architecture, de contemplation et de bien-être chez soi, il faut adopter la position allongée - évidemment sur du mobilier adapté. Dans ce contexte, la coupe des salons marocains en longueur et leur aménagement trouve son sens.
Le caractère abstrait des motifs du stuc, dicté par la religion qui interdit la représentation d’hommes et d’animaux, charme le regard sans le fixer et favorise la méditation et la paix en soi.
Le Tadelakt
C’est une technique de revêtement mural de l’architecture marocaine que l’on trouve traditionnellement dans les Hammams. En chaux naturelle, polie par le Mâalem (maître artisan), il protège les murs de l’humidité (idéal pour les salles de bain) et donne de la luminosité à votre intérieur. Une fois que la chaux appliquée est prête, le maalem passe en douceur un galet ce qui lui donne son aspect lisse et lumineux. Le revêtement obtenu est ainsi parfaitement lisse et étanche. Le bejmat est un revêtement de sol composé de carreaux rectangulaires en céramiques assemblés de façon géométrique.
Le pisé - la glaise à la mode
Une technique millénaire de l’architecture marocaine déjà connu des Phéniciens. Le pisé fait intégralement partie de l’architecture marocaine.
Apparemment rudimentaire, le pisé est en réalité très élaboré. Il consiste, nous dit François Cointeraux « à construire les maisons avec de la terre, sans la soutenir par aucune pièce de bois (colonnes ou piliers) et sans la mélanger de paille, ni de bourre. Pour cela on banche, c’est à dire que l’on bat par couches successives, dans un coffrage de planches, de la terre préparée à cet effet. Ainsi battue, elle se lie, prend de la consistance, et forme une masse homogène qui peut être élevée à toutes les hauteurs données pour les habitations. » La profusion de ce type de construction dans l’architecture marocaine est due à l’abondance de la glaise gratuite et l’habitat ainsi construit protège bien des grosses chaleurs.
Les enceintes fortifiés (ksours) comme celle de Marrakech sont percées de trous, qui sont la trace des coffrages dans lesquels on coulait l’argile mêlée de paille qui la consolidait. Aujourd’hui, les murs d’enceintes des propriétés sont souvent construits en pisé et de nombreux architectes et urbanistes s’intéressent à ce procédé pour le réhabiliter.
Dans des pays ultrasensibilisés aux questions d’environnement (RFA, Danemark, Suède etc) des techniques similiares au pisé trouvent leur utilisation dans la construction moderne (Lehmbau). La glaise est réputée antiallergique, procurant fraîcheur en été et chaleur en hiver. La sélection de biens immobiliers ci-jointes vous permet de découvrir et d’acquérir ces œuvres
Le zellige - fragments de céramiques... à géométrie colorée
Caractéristique de l’architecture marocaine, les zelliges, carreaux de faïence émaillée composent des mosaïques aux motifs géométriques et aux arabesques qui décorent les palais royaux, les médersa comme les riads et les demeures traditionnelles. Suivant un savoir-faire ancestral, l’argile - celle de Fès est réputée la meilleure - est trempée dans de l’eau une journée entière, malaxée, nettoyée puis coulée dans des moules de bois ou de fer. Les carreaux sont séchés au soleil et passent une première fois dans un four de briques. Ils reçoivent ensuite leurs couleurs et subissent une seconde cuisson.
Le four traditionnel marocain est chauffé avec les résidus de la pression des olives - le faytur - qui permettent d’obtenir une température de 900 degrés. Une fois les pièces cuites et refroidies le Mâalem (maître artisan) dessine les pièces qu’il veut obtenir et les taille avec un marteau spécial très affuté.
Le puzzle final sera réalisé à l’envers pour pouvoir y couler le ciment qui liera la réalisation.
Cet artisanat marocain qui suivant sa minutie peut devenir de l’art, se retrouve également pour des plateaux de tables et s’exporte dans le monde entier.
Architecture typiquement marocaine
L’Architecture du Maroc
Riads (ou ryads) : Un ensemble immobilier traditionnel ordonné autour d’un patio de style andalous. Le phénomène immobilier des riads est comparable à celui des fermes des provinces françaises il y a deux ou trois décennies : elles étaient abandonnées par les paysans français et investies par les britanniques qui rénovaient, sauvegardaient et souvent exploitent encore en bed & breakfast. Aujourd’hui, ce sont surtout les investisseurs français qui achètent les riads, d’abord à Marrakech, mais également à Essaoiura, Meknès, Fès et Rabat. Le riad possède trois atouts principaux :
* Sa splendeur et son charme sont absolument insoupçonnables depuis l’extérieur - un palais s’ouvre derrière les murs en pisé ! * On sent le pouls de la vie orientale - au milieu de la médina, du centre urbain et du quartier populaire ! * Le riad correspond à un produit rare et compté (un peu comme le mas en Provence ou la ferme authentique en France) - on ne peut pas en reproduire à l’infini pour satisfaire la demande - par conséquence l’investissement ne peut guère perdre de sa valeur !
Minarets (du mot ménara : phare) : Ce sont les tours qui se dressent à un angle des mosquées, souvent de forme carrée. A l’intérieur se trouve un escalier permettant au muezzin de monter pour l’appel à la prière. La plus grande mosquée du monde après la Mecque est celle de Hassan II (1993) à Casablanca, et une des seules à pouvoir être visitée par des non-musulmans.
Médersas : Héritage des monuments perses du Xe siècle, ces magnifiques constructions servaient de collège ou même d’université coranique. Elles sont organisées comme un ryad avec une salle de prière et des chambres d’ étudiants dans la galerie supérieure. Les mâalems (maîtres artisans) s’en servaient comme vitrine de leur savoir, ce qui nous a laissé des joyaux d’architecture et de décoration. A l’inverse des mosquées, elles sont visitables par tous.
Marabouts : Ce sont de petites constructions aux murs de terre blanchis à la chaux qui renferment les tombes des marabouts (musulmans pieux sanctifiés par une vie ascétique). On en trouve dans tout le pays, ce sont des lieux de pélerinage qui font aussi office de marchés et de centres communautaires et de charité.
Mausolées : Bien que similaires dans leurs fonctions aux marabouts, ils sont beaucoup plus grands et mieux décorés. Ils sont érigés en mémoire des grands rois ou sultans et sont ouverts aux non-musulmans.
Kasbahs : Ces citadelles étaient généralement construites en même temps que les remparts d’une cité. A l’origine, elles servaient à loger les troupes armées. Elles dominaient toujours par leur position stratégique. Mais du fait de la "puissance" de leur construction, les chefs féodaux et sultan y élurent domicile en les agrémentant de pièces à vivre, pour en faire des demeures confortables.
Kisarias : Situées au coeur des souks, ces grandes salles rectangulaires à colonnades renfermaient des boutiques de produits de luxe. Elles faisaient office de chambre forte et on y accède par une seule et lourde porte.
Fondouks : Genre de caravansérail, leurs fonctions étaient de recevoir les marchands, voyageurs, troupeaux, c’étaient en quelque sorte des motels avant l’heure ! On y trouvait hébergement et restauration. Les constructions n’ont que très peu d’intérêt et sont souvent dans un très mauvais état.
Ksars : Villages fortifiés d’architecture berbère, signes des premières structures sociales de ce peuple non sédentaire. L’ensemble était composé de murailles en pisé et de tours à chaque angle, percées d’une seule porte d’ entrée.
Agadirs : Greniers à céréales communautaires fortifiés.A l’intérieur on trouvait de nombreux entrepôts, une citerne, une étable, un maréchal-ferrant, une maison d’habitation, un enclos, une tour de guet et une mosquée avec son école coranique.

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