Chaouen
Quel bonheur ! Chefchaouen, ce village perdu dans les montagnes du Rif, cette médina où le blanc prend une teinte bleutée qui lui va si bien, ce plaisir indicible que l’on prend à vouloir s’y perdre quand elle est si petite ! Chaque pays possède ses villages mythiques, comme Sidi-Bou-Saïd dans la Tunisie voisine. Au Maroc, Chefchaouen est en train de devenir un mythe, et pourrait se comparer en cela à Tafraoute dans la région d’Agadir. La ville fut fondée en 1471 sur un site privilégié. En effet, une source jaillissait de la montagne (Ras-et-Ma) et son relief en faisait une place forte idéale contre l’envahisseur portugais de Ceuta. Lors de la Reconquista, Chefchaouen devint vite un lieu de refuge des musulmans andalous expulsés d’Espagne, ce qui lui conféra deux caractéristiques. D’abord la construction d’une médina à l’aspect andalou très marqué, et dont les murs blanchis à la chaux teintée de nylon, lui donnent ces reflets bleus magnifiques. Ensuite, la ville devint aussi une ville sainte musulmane, comptant près de vingt mosquées, et fut très conservatrice. Avec l’occupation espagnole, en 1920, découlant du traité de protectorat signé en 1912 entre la France et l’Espagne, une guerre civile opposa les partisans du rebelle marocain Mohammed ben Abdelkrim aux troupes espagnoles. Celles-ci finirent par imposer leur autorité en 1926, et Abdelkrim finit ses jours emprisonné dans la casbah d’où il avait dirigé les forces insurrectionnelles. Lindépendance de 1956 ramena la ville dans le giron marocain.
Médina La médina est le principal attrait de Chefchaouen. Construite à flanc de montagne, vous pourrez commencer la visite en remontant depuis la place Uttam-El-Ham. Les ruelles, petites et étroites, sont, comme les maisons, blanchies à la chaux teintée de nylon, ce qui leur donne des reflets bleus. Cela facilite l’écoulement de l’eau, protège contre la chaleur, et rappelle aux premiers habitants leurs origines andalouses. Notons que, traditionnellement, la médina est entièrement repeinte avant les fêtes religieuses les plus importantes, d’où sa propreté exemplaire. Les maisons comptent souvent plusieurs étages, et il n’est pas rare que ceux-ci soient équipés de grilles en fer forgé ou de moucharabiehs délicatement travaillés.
Place Uttam-el-Ham et casbah Petite place ombragée, pavée et bordée de cafés, c’est la porte de la médina, et l’endroit idéal pour regarder le temps passer. Cette place s’organise autour de la casbah, fondée en 1471 par l’émir Ali ibn Moussa ibn Rachid el-Alami. Ce dernier était un guerrier descendant du Prophète, et qui avait combattu à Grenade aux côtés des musulmans. Il construisit cette casbah comme bastion de la foi, pour arrêter la progression des Portugais qui contrôlaient déjà Ceuta. La casbah est donc antérieure à la construction de la ville. Après quelques siècles de tranquillité, elle reprit son rôle et son importance, étant la place forte principale du rebelle Abdelkrim, qui résistait aux troupes espagnoles. Ses partisans furent massacrés en 1925, et la casbah devint le lieu d’habitation du résident espagnol à Chefchaouen. Une des pièces était utilisée comme tribunal judiciaire. Après l’indépendance du Maroc, elle a été ouverte à la visite, mais fut récupérée par le ministère de la Culture en 1989. Elle est classée dans le patrimoine national depuis 1994.
MUSÉE ETHNOGRAPHIQUE Il présente l’artisanat local tous les jours (même le mardi) de 9h à 13h, et de 15h à 18h30. Il se trouve dans l’enceinte de la casbah depuis 1985.
Ras-el-Ma C’est la source sacrée qui jaillit directement de la montagne. Elle se trouve à environ une demi-heure de marche à pied. La source surgit de la roche, plus précisément d’une maison qui fut construite au niveau de la résurgence. Cette bienfaisance naturelle, en partie responsable de la création de la ville, manque néanmoins quelque peu de charme depuis que l’homme a tant travaillé la nature.
Points d’intérêt
Médina La médina est le principal attrait de Chefchaouen. Construite à flanc de montagne, vous pourrez commencer la visite en remontant depuis la place Uttam-El-Ham. Les ruelles, petites et étroites, sont, comme les maisons, blanchies à la chaux teintée de nylon, ce qui leur donne des reflets bleus. Cela facilite l’écoulement de l’eau, protège contre la chaleur, et rappelle aux premiers habitants leurs origines andalouses. Notons que, traditionnellement, la médina est entièrement repeinte avant les fêtes religieuses les plus importantes, d’où sa propreté exemplaire. Les maisons comptent souvent plusieurs étages, et il n’est pas rare que ceux-ci soient équipés de grilles en fer forgé ou de moucharabiehs délicatement travaillés.
Place Uttam-el-Ham et casbah Petite place ombragée, pavée et bordée de cafés, c’est la porte de la médina, et l’endroit idéal pour regarder le temps passer. Cette place s’organise autour de la casbah, fondée en 1471 par l’émir Ali ibn Moussa ibn Rachid el-Alami. Ce dernier était un guerrier descendant du Prophète, et qui avait combattu à Grenade aux côtés des musulmans. Il construisit cette casbah comme bastion de la foi, pour arrêter la progression des Portugais qui contrôlaient déjà Ceuta. La casbah est donc antérieure à la construction de la ville. Après quelques siècles de tranquillité, elle reprit son rôle et son importance, étant la place forte principale du rebelle Abdelkrim, qui résistait aux troupes espagnoles. Ses partisans furent massacrés en 1925, et la casbah devint le lieu d’habitation du résident espagnol à Chefchaouen. Une des pièces était utilisée comme tribunal judiciaire. Après l’indépendance du Maroc, elle a été ouverte à la visite, mais fut récupérée par le ministère de la Culture en 1989. Elle est classée dans le patrimoine national depuis 1994.
MUSÉE ETHNOGRAPHIQUE Il présente l’artisanat local tous les jours (même le mardi) de 9h à 13h, et de 15h à 18h30. Il se trouve dans l’enceinte de la casbah depuis 1985.
Ras-el-Ma C’est la source sacrée qui jaillit directement de la montagne. Elle se trouve à environ une demi-heure de marche à pied. La source surgit de la roche, plus précisément d’une maison qui fut construite au niveau de la résurgence. Cette bienfaisance naturelle, en partie responsable de la création de la ville, manque néanmoins quelque peu de charme depuis que l’homme a tant travaillé la nature.
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