Agadir
Agadir (155 244 habitants) est un centre touristique de première importance, qu’on pourrait comparer à l’une de ces stations balnéaires du Sud de l’Europe : la mer, le soleil et les hôtels de luxe sont au rendez-vous. Le climat y est exceptionnel, avec trois cents jours de soleil par an, un climat tempéré avec des moyennes de températures mensuelles ni trop chaudes ni trop froides, bref, tout pour plaire. La ville est, par ailleurs, le premier port de pêche du Maroc et la capitale du Sous. Complètement détruite en 1960 à la suite d’un tremblement de terre dévastateur, la ville a été reconstruite avec un objectif avoué, le développement du tourisme, qui représente, avec la pêche, une des principales sources de revenus de la région.
Ce sont les Phéniciens qui, les premiers, ont exploré la région et laissé des traces écrites. Dès 1476, le Portugais, Juan de Seguiera, alors à la recherche des Indes, y établit une salinière pour poissons au nord de l’actuel port d’Agadir. En raison de l’agitation des tribus du Sous, l’aventurier portugais fut obligé de vendre sa salinière au roi du Portugal Don Emmanuel, qui la fortifia afin d’en continuer l’exploitation et de développer l’industrie de la pêche. C’est ainsi que naquit le port de Santa Crus du cap du Gué, à côté de la source Founti. Le comptoir attira alors des commerçants espagnols français et génois et prit le nom de Founti. La fortification de Founti ne fit rien pour arranger les relations entre Portugais et Soussis. Ces derniers se soulevèrent dès 1509, sous la houlette du Saadien AI-Kaïm bo Amri Allah Assaaddi et le conflit aboutit au départ des Portugais en 1541. Founti prit alors le nom de « Agadir Ighir », littéralement La « casbah détruite ». C’est son second fils, Mehdi Mohammed Cheikh, qui fut le véritable fondateur de la dynastie saadienne qui régna sur le Sous jusqu’à l’avènement de la dynastie alaouite en 1631. Agadir souffrit des rivalités entre Saadiens et Alaouites, ce qui permit à Essaouira de devenir le principal port de pêche du Maroc. On entend à nouveau parler d’Agadir en 1911, quand la ville fut choisie par Guillaume Il pour y mouiller le cuirassier Panther, signifiant fermement ses visées coloniales sur le Maroc. La crise diplomatique qui s’en suivit, aboutit à la signature de la convention du 4 novembre. Contre une partie du Congo, les Allemands s’engageaient à renoncer à leurs ambitions marocaines. La ville fut alors occupée par les troupes françaises à partir de 1913, ce qui fut l’occasion de doter Agadir d’infrastructures maritimes et aéronavales.
Fidèle à son caractère frondeur, la population du Sous ne se soumit vraiment aux autorités françaises qu’à partir de 1930, date à laquelle commença l’arrivée de colons dans la région. La ville connut alors un essor spectaculaire qui lui valut de devenir l’une des villes les plus importantes du Maroc. Le développement économique d’Agadir fut encore accentué en 1949 grâce à l’aménagement d’un site portuaire moderne et la ville connut son âge d’or jusqu’en 1960. Dans la nuit du 1er mars 1960, la ville fut entièrement détruite par un puissant tremblement de terre dont le bilan s’est chiffré à environ 15 000 morts et 20 000 sans abri. A l’issue de cette terrible catastrophe, Mohammed V confia à son fils, Hassan II, la lourde tâche de reconstruire la ville. Il fut décidé d’éloigner la nouvelle ville des zones de séisme en l’installant un peu plus au sud. L’élaboration des plans fut confiée à une myriade d’architectes français et marocains qui transformèrent Agadir en une ville moderne.
L’ANCIENNE CASBAH
Ce lieu commémore le désastre provoqué par le tremblement de terre de 1960. Seuls vestiges du désastre, la porte d’entrée de la casbah sur laquelle figure une inscription en hollandais datant de 1746 : « Crains Dieu et honore ton roi. »
LE PORT DE PÊCHE
La zone portuaire mérite une visite, certaines parties sont envahies de vieux bateaux de pêche aux couleurs vives, les filets et les casiers ajoutent à l’impression de désordre qui y règne.
SOUKS
Installé dans un gigantesque parc entouré de murailles crénelées mais pas pour autant anciennes, le souk d’Agadir est l’un des plus grands du Maroc. On y retrouve tous les produits du sud, industriels, agricoles ou artisanaux. Les cuirs et tapis sont confectionnés sur place, les bijoux proviennent de Taroudannt et de Tiznit, les poteries de Safi.
LES PLAGES
C’est vrai qu’il n’est pas nécessaire d’aller bien loin pour trouver de belles plages. Celle d’Agadir est très longue et très belle, néanmoins, si vous désirez un peu de tranquillité et d’authenticité, il faut sortir de la ville. La plage de Taghazoute à 17 km d’Agadir est agréable. Jusqu’au km 25, la route est bordée de petites criques plus ou moins accessibles. Il faut attendre d’arriver à Aghrad au km 27 pour trouver les plus belles plages. Celle d’Aghrad est superbe mais malheureusement jonchée de détritus. Un kilomètre après la sortie du village, une grande plage déserte fera votre bonheur.
MÉDINA D’AGADIR À INEZGANE
A 4 km d’Agadir, Coco Polizzi, architecte d’origine sicilienne qui a grandi à Casablanca, est en train de réaliser son rêve de toujours : la reconstitution d’une authentique médina de type méditerranéen. Avec des matériaux traditionnels, pierres et galets du haut Atlas, ardoises, bois d’eucalyptus et de palmier des palmeraies de la région, il recrée de l’ancien.
MOUZER DES IDA OUTANANE ET LA VALLÉE DU PARADIS
Deux bonnes heures de route sont nécessaires depuis Agadir pour arriver aux cascades qui concluent la visite du pays des Ida Outanane.
Histoire
Ce sont les Phéniciens qui, les premiers, ont exploré la région et laissé des traces écrites. Dès 1476, le Portugais, Juan de Seguiera, alors à la recherche des Indes, y établit une salinière pour poissons au nord de l’actuel port d’Agadir. En raison de l’agitation des tribus du Sous, l’aventurier portugais fut obligé de vendre sa salinière au roi du Portugal Don Emmanuel, qui la fortifia afin d’en continuer l’exploitation et de développer l’industrie de la pêche. C’est ainsi que naquit le port de Santa Crus du cap du Gué, à côté de la source Founti. Le comptoir attira alors des commerçants espagnols français et génois et prit le nom de Founti. La fortification de Founti ne fit rien pour arranger les relations entre Portugais et Soussis. Ces derniers se soulevèrent dès 1509, sous la houlette du Saadien AI-Kaïm bo Amri Allah Assaaddi et le conflit aboutit au départ des Portugais en 1541. Founti prit alors le nom de « Agadir Ighir », littéralement La « casbah détruite ». C’est son second fils, Mehdi Mohammed Cheikh, qui fut le véritable fondateur de la dynastie saadienne qui régna sur le Sous jusqu’à l’avènement de la dynastie alaouite en 1631. Agadir souffrit des rivalités entre Saadiens et Alaouites, ce qui permit à Essaouira de devenir le principal port de pêche du Maroc. On entend à nouveau parler d’Agadir en 1911, quand la ville fut choisie par Guillaume Il pour y mouiller le cuirassier Panther, signifiant fermement ses visées coloniales sur le Maroc. La crise diplomatique qui s’en suivit, aboutit à la signature de la convention du 4 novembre. Contre une partie du Congo, les Allemands s’engageaient à renoncer à leurs ambitions marocaines. La ville fut alors occupée par les troupes françaises à partir de 1913, ce qui fut l’occasion de doter Agadir d’infrastructures maritimes et aéronavales.
Fidèle à son caractère frondeur, la population du Sous ne se soumit vraiment aux autorités françaises qu’à partir de 1930, date à laquelle commença l’arrivée de colons dans la région. La ville connut alors un essor spectaculaire qui lui valut de devenir l’une des villes les plus importantes du Maroc. Le développement économique d’Agadir fut encore accentué en 1949 grâce à l’aménagement d’un site portuaire moderne et la ville connut son âge d’or jusqu’en 1960. Dans la nuit du 1er mars 1960, la ville fut entièrement détruite par un puissant tremblement de terre dont le bilan s’est chiffré à environ 15 000 morts et 20 000 sans abri. A l’issue de cette terrible catastrophe, Mohammed V confia à son fils, Hassan II, la lourde tâche de reconstruire la ville. Il fut décidé d’éloigner la nouvelle ville des zones de séisme en l’installant un peu plus au sud. L’élaboration des plans fut confiée à une myriade d’architectes français et marocains qui transformèrent Agadir en une ville moderne.
Points d’intérêt
L’ANCIENNE CASBAH
Ce lieu commémore le désastre provoqué par le tremblement de terre de 1960. Seuls vestiges du désastre, la porte d’entrée de la casbah sur laquelle figure une inscription en hollandais datant de 1746 : « Crains Dieu et honore ton roi. »
LE PORT DE PÊCHE
La zone portuaire mérite une visite, certaines parties sont envahies de vieux bateaux de pêche aux couleurs vives, les filets et les casiers ajoutent à l’impression de désordre qui y règne.
SOUKS
Installé dans un gigantesque parc entouré de murailles crénelées mais pas pour autant anciennes, le souk d’Agadir est l’un des plus grands du Maroc. On y retrouve tous les produits du sud, industriels, agricoles ou artisanaux. Les cuirs et tapis sont confectionnés sur place, les bijoux proviennent de Taroudannt et de Tiznit, les poteries de Safi.
LES PLAGES
C’est vrai qu’il n’est pas nécessaire d’aller bien loin pour trouver de belles plages. Celle d’Agadir est très longue et très belle, néanmoins, si vous désirez un peu de tranquillité et d’authenticité, il faut sortir de la ville. La plage de Taghazoute à 17 km d’Agadir est agréable. Jusqu’au km 25, la route est bordée de petites criques plus ou moins accessibles. Il faut attendre d’arriver à Aghrad au km 27 pour trouver les plus belles plages. Celle d’Aghrad est superbe mais malheureusement jonchée de détritus. Un kilomètre après la sortie du village, une grande plage déserte fera votre bonheur.

MÉDINA D’AGADIR À INEZGANE
A 4 km d’Agadir, Coco Polizzi, architecte d’origine sicilienne qui a grandi à Casablanca, est en train de réaliser son rêve de toujours : la reconstitution d’une authentique médina de type méditerranéen. Avec des matériaux traditionnels, pierres et galets du haut Atlas, ardoises, bois d’eucalyptus et de palmier des palmeraies de la région, il recrée de l’ancien.
MOUZER DES IDA OUTANANE ET LA VALLÉE DU PARADIS
Deux bonnes heures de route sont nécessaires depuis Agadir pour arriver aux cascades qui concluent la visite du pays des Ida Outanane.
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